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Le CBD peut-il soulager les douleurs d’arthrose ?

Parmi les solutions susceptibles de soulager les douleurs arthrosiques, l’une d’elles fait couler beaucoup d’encre depuis quelques années : le CBD. Qu’elle est cette substance ? Est-elle illicite ? Est-elle efficace ? Nous faisons le point pour vous sur ce dérivé du cannabis.

Qu’est ce que le CBD ?

La molécule de CBD (pour cannabidiol) fait partie des nombreux cannabinoïdes présents dans le chanvre, aussi appelé cannabis. A l’inverse du THC (pour delta-9-tétrahydrocannabinol), l’actif le plus connu de la plante, le CBD n’a pas d’effet stupéfiant. Certaines variétés de la plante sont davantage chargées en CBD, d’autres en THC. Le cannabis sous forme de drogue illicite, contient autour de 15 % de THC.

Le cannabis dit « thérapeutique », autorisé dans certains pays et Etats américains, est simplement plus légèrement dosé en THC que celui « de la rue ».

Découvert en 1963, le CBD a connu un véritable essor sur le territoire à la fin des années 2010 avec la création de multiples points de vente exploitant une « faille » légale permettant de commercialiser des produits à faible taux de THC, mais une riche en CBD.

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Le CBD est-il efficace en cas d’arthrose ?

Contrairement au THC, le CBD n’a aucun effet stupéfiant. On attribue cependant au CBD des vertus thérapeutiques permettant de soulager les inflammations et les douleurs inflammatoires. Mais qu’en est-il vraiment ?

Encore trop peu d’études cliniques ont été menées à ce jour  pour pouvoir affirmer que le CBD constitue un traitement alternatif efficace et sûr à l’arthrose.

Alors que l’on reconnait au THC de véritables effets analgésiques (chez les patients atteints de sclérose en plaques notamment), les spécialistes considèrent néanmoins que le CBD possède de puissantes propriétés anti-inflammatoires. Cependant, certaines études ont montré que les vertus anti-inflammatoires du CBD sont d’autant plus efficaces qu’elles sont combinées aux effets analgésiques du THC. C’est pourquoi il est conseillé aux personnes souffrant d’arthrose de prendre une huile à base des deux cannabinoïdes CBD et THC. Seulement voila ! La commercialisation de tels produits est encore interdite en France.

Existe t-il des contre indications ?

Bien que le CBD ne présente pas de risque majeur d’intoxication pour la personne, même avec des doses élevées, il peut exister des contre-indications médicamenteuses. C’est pourquoi, si vous suivez un ou plusieurs traitements, parlez à votre médecin avant de commencer.

Il n’existe pas de posologie précise sur l’utilisation des cannabinoïdes pour l’arthrose, comme dans les autres cas, il convient de commencer avec de faibles doses et d’augmenter graduellement selon vos besoins. 

Comment peut-on se procurer du CBD ou du THC ?

Contrairement au THC, le CBD n’est pas interdit en France à condition qu’il contienne moins de 0,2% de THC. Les produits à base de CBD se trouvent sous différentes formes (huile, tisanes, produits alimentaires) dans de nombreuses boutiques spécialisées.

L’expérimentation du cannabis thérapeutique en France a reçu l’approbation de l’Agence du médicament (ANSM) le 11 juillet 2019 dans le cadre défini par un groupe d’experts.

Le cannabis thérapeutique sera tout d’abord expérimenté auprès de patients se trouvant dans une forme d’impasse médicale, souffrant par exemple de douleurs neuropathiques non soulagées par d’autres thérapies, subissant les effets secondaires d’une chimiothérapie, des effets musculaires provoqués par la sclérose en plaque ou encore pour les malades en soins palliatifs. La prescription initiale de produits à base de cannabis sera réservée aux médecins des centres anti-douleur, aux oncologues ou aux neurologues par exemple. Lorsque le traitement du patient est établi, le renouvellement de la prescription pourra être effectué par le médecin traitant du patient.

Les produits proposés contiendront du THC et du CBD à des dosages différents et prendront des formes variées, comme de l’huile pour l’inhalation à effet immédiat ou des solutions buvables pour un effet prolongé.

On peut donc nourrir l’espoir de voir arriver sur le marché des produits mixtes (CBD/THC) permettant de traiter plus efficacement l’arthrose. En attendant, vous devrez vous contenter des produit à base de CBD uniquement.

Connaissez-vous l’indice algofonctionnel de Lequesne ?

Quand on souffre d’arthrose du genou ou de la hanche, s’il est possible d’évaluer la douleur, il est plus difficile d’évaluer son niveau de handicap. C’est tout l’objet de l’indice algofonctionnel de Lequesne.

Qu’est qu’un indice algofonctionnel ?

Il s’agit d’un questionnaire remplis par le patient souffrant d’arthrose afin d’évaluer ses capacités fonctionnelles et sa gêne dans la vie quotidienne et d’en suivre l’évolution. Plusieurs indices algo-fonctionnels existent :

  • L’ indice de Lequesne pour l’arthrose de la hanche et du genou,
  • Le WOMAC (Western Ontario and Mac Master University) pour l’arthrose des membres inférieurs,
  • L’indice de Dreiser pour l’arthrose des doigts.

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Comment fonctionne l’indice de Lequesne ?

L’indice algofonctionnel de Lequesne (1987) est composé d’un questionnaire dont les items sont additionnés pour obtenir un score. Ce score qualifie le niveau d’arthrose atteint. Le résultat peut s’interpréter de la façon suivante :

  • 0 à 4 points : handicap modeste
  • 5 à 7 points : handicap moyen
  • 8 à 10 points : handicap important
  • 11 à 13 points : handicap très important
  • 14 points et plus : handicap extrême insupportable
    (l’indication chirurgicale est portée à partir de 10 points environ)

Rappelons que seuls votre rhumatologue ou votre chirurgien sont vraiment aptes à interpréter finement les résultats de votre test, notamment en matière d’indication chirurgicale qui peut dépendre d’autres facteurs.

L’importance de l’analyse posturale

Dès la naissance et au fil des années, notre corps se développe en tentant sans cesse de maintenir un équilibre postural afin d’optimiser nos déplacements et nos mouvements. Cette posture « idéale » est parfois mise à mal par différents facteurs externes et internes, entrainant différents symptômes.

Pourquoi notre système postural dysfonctionne t-il ?

Afin d’adapter notre corps aux influences externes et internes, le système postural met en place des compensations musculaires ou articulaires. Celles-ci vont nous donner l’illusion que notre corps fonctionne bien, mais elles vont malheureusement utiliser des muscles ou des articulations de façon anormale. Ceci peut entraîner une symptomatologie, traduction de souffrance locale qui peut avoir une origine éloignée par la mise en place de ces compensations.

Le bilan posturo-dynamique

Le but de l’analyse posturale est de déterminer le schéma de fonctionnement de chacun afin de permettre au sujet, par un traitement approprié, de moins solliciter ce qui l’est trop, de rééquilibrer en statique mais également dans le mouvement (marche ou course), les contraintes subies par le corps et responsables d’usure prématurée ou/et de douleurs.

Il est possible d’agir sur la posture à partir de plusieurs entrées, les plus rencontrées sont les suivantes : les yeux, la mâchoire et les pieds :

  • Les yeux

Une différence marquée d’acuité visuelle entre un oeil et l’autre, un trouble de convergence ou de divergence, d’origine musculaire … peuvent entraîner une adaptation posturale dite « descendante » qui peut aller jusqu’aux pieds. Le système postural va essayer de garder les yeux à l’horizontale, alors que le sujet, pour « mieux voir » va être contraint d’incliner ou tourner la tête de façon permanente .

  • Le mâchoire

La posture générale peut entraîner une dysfonction à l’ouverture ou à la fermeture. Ce dysfonctionnement peut aussi être d’ordre psychique (sujets anxieux qui contracte la mâchoire la nuit) ou dentaires (occlusion, traitement orthodontique). Les Articulations Temporo-Mandibulaires ne fonctionnent plus correctement et génèrent des compensations musculaires responsables de troubles posturaux et donc de douleurs.

  • Les pieds

Le pied est le premier propulseur lors de la marche ou la course. Il joue aussi le rôle d’amortisseur et nous permet, grâce à ses nombreux os de nous adapter aux terrains accidentés. Dans notre société moderne, le port des chaussures vient perturber ce rôle dés l’enfance. Toute dysfonction podale va avoir une répercussion posturale, mais toute dysfonction au-dessus va être adaptée par le pied !

De l’intérêt du bilan posturo-dynamique

Que ce soit par des semelles actives amortissantes sur mesure, par des orthèses buccales stimulantes et équilibrantes, par du travail d’orthoptie, de la rééducation spécifique, de l’ostéopathie, par une collaboration avec tous les professionnels de santé (médecins, chirurgiens, dentistes, orthophonistes…).

Il est conseillé de traiter les dysfonctions repérées par le bilan posturo-dynamique dès le plus jeune âge afin de prévenir beaucoup de désagréments à venir dans le quotidien ou la pratique sportive (arthrose, mal de dos, certaines scolioses, etc.). Et quand ces pathologies sont installées, les traitements peuvent soulager et éviter l’aggravation.

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L’injection de Plasma Riche en Plaquettes (PRP) présente t-elle un intérêt ?

Le PRP (Platelet Rich Plasma ou Plasma Riche en Plaquettes), est du plasma sanguin est obtenu à partir du propre sang du patient et enrichi en plaquettes par une centrifugation. Il contient différents facteurs de croissance capables de stimuler la régénération de certains tissus.

Qu’est-ce que le PRP ?

Autrefois réservé aux sportifs, le PRP est désormais utilisé par les rhumatologues comme traitement contre l’arthrose et plus particulièrement la gonarthrose (arthrose du genou).

Le sang collecté chez le patient est centrifugé afin de séparer les globules rouges des plaquettes (composants du sang responsables de la coagulation et de la cicatrisation). Le plasma ainsi concentré est récupéré et injecté dans l’articulation, sous contrôle radiographique ou échographique, par le rhumatologue.

La centrifugation permet d’obtenir du plasma concentré en plaquettes avec des facteurs de croissance qui vont stimuler la cicatrisation et d’autres biomolécules qui possèdent des propriétés anti inflammatoires et antalgiques. Les facteurs de croissance libérés en grand nombre par les plaquettes stimulent les cellules souches locales ce qui permet la cicatrisation des tissus lésés et réduit inflammation et hémorragie.

Plusieurs injections peuvent être nécessaires pour arriver à des résultats concluants.

Est-ce efficace ?

Les experts s’accordent à dire que les injections intre-articulaires de PRP dans la gonarthrose sont considérées comme un traitement de seconde intention efficace pour les arthroses débutantes et moyennes et pourrait être utilisées également dans les formes sévères de gonarthrose et notamment dans les cas de contre-indication opératoire.

En 2018, une étude a comparé l’efficacité de l’injection de PRP dans l’arthrose du genou à celle d’acide hyaluronique (une substance aux propriétés lubrifiantes). Les patients sélectionnés étaient atteints d’une arthrose de grade 2-3 et ont reçu 3 injections toutes les 4 semaines, soit de PRP, soit d’acide hyaluronique.

Six mois après, 48.3 % des patients de groupe PRP avaient une amélioration de leur gonarthrose visible à l’IRM (amélioration du grade de l’arthrose) contre seulement 8 % dans le groupe acide hyaluronique. Les symptômes étaient également significativement mieux soulagés dans le groupe ayant reçu les injections de PRP.

Une injection de PRP peut se faire une fois tous les quinze jours sur une période pouvant aller jusqu’à 2 mois, pour obtenir de bons résultats et maîtriser la gonarthrose jusqu’à plus de 6 mois après la première injection.

Qu’est-ce que l’arthrose ?

On vous a diagnostiqué une arthrose. Désormais vous savez qu’elle est l’origine de cette douleur qui vous assaille. Mais vous a t-on pour autant bien expliqué ce qu’est cette maladie et ce qu’elle n’est pas ? C’est tout l’objet de cet article.

L’arthrose est une maladie qui se traduit par une destruction anormale des articulations. Le cartilage présent dans les articulation qui assure son bon fonctionnement se détruit et se renouvelle de façon lente et équilibrée. Cependant on observe comme pour les cellules du cerveau une altération inéluctable des capacités de fabrication et de renouvellement du tissu qui vont rendre le cartilage plus fragile.

Dés lors, au cours du vieillissement, le cartilage soumis à certaines agressions comme une surcharge de poids, va s’altérer, ce qui va conduire à l’arthrose.

Ce phénomène n’est pas donc uniquement lié à l’âge, ni à l’usure de l’articulation mais à des facteurs biologiques qui stimulent la destruction du cartilage.

L’arthrose primitive et ses causes

Les causes exactes de l’arthrose ne sont pas encore parfaitement identifiées.
S’il n’existe pas de lésion préexistante de l’articulation touchée par l’arthrose, on parle d’arthrose primitive. L’arthrose primitive peut être favorisée par certains facteurs, comme le vieillissement ou la surcharge mécanique de l’articulation (surpoids, anomalie architecturale de l’articulation) ; les anomalies du métabolisme (diabète, etc.) et peut-être une origine hormonale. Il peut aussi exister une prédisposition familiale.

  • Sexe et Hormones

Les hormones sexuelles féminines (œstrogènes) pourraient jouer un rôle protecteur. En effet, l’arthrose des mains et des genoux est plus fréquente chez la femme après 65 ans qu’elle ne l’est chez l’homme.

  • L’hérédité – La génétique

Certaines localisations de l’arthrose, en particulier la main et le genou, pourraient être plus fréquentes dans certaines familles.

  • Les anomalies du métabolisme – Obésité, Diabète…

L’obésité est un facteur de risque majeur d’arthrose du genou (gonarthrose). La surcharge pondérale précède l’arthrose du genou de plusieurs années. La perte de poids même modérée protège l’articulation (perdre environ 5kgs diminue le risque de gonarthrose de 50 % pendant 10 ans). Le diabète est aussi un facteur de risque émergent. Plusieurs travaux ont mis en évidence le rôle néfaste d’un excès de sucre sur le cartilage. C’est surtout l’effet cumulatif des facteurs de risque en plus de l’obésité qui favorise l’arthrose notamment du genou.

L’arthrose secondaire et ses causes

Si l’arthrose survient sur une articulation fragilisée par des lésions plus ou moins anciennes ou une maladie du cartilage, on parle d’arthrose secondaire. L’arthrose peut être secondaire à un traumatisme de l’articulation, comme une atteinte d’un ménisque ou d’un ligament croisé au genou ou une maladie inflammatoire articulaire qui aurait abimé une articulation.

  • Les infections articulaires, mais également les maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde peuvent abimer tout ou partie de l’articulation.
  • L’ostéonécrose (qui correspond à la nécrose ou mort plus ou moins étendue de l’os situé sous le cartilage) et qui, dans certaines formes peuvent évoluer vers une arthrose secondaire.
  • Des maladies rares dites de surcharge, qui se caractérisent par l’accumulation de différentes molécules dans le corps et en particulier dans l’articulation entraîne une arthrose. Par exemple :
    • L’accumulation de cuivre, comme dans la maladie de Wilson,
    • L’accumulation de fer, comme dans l’hémochromatose ;
    • L’accumulation d’acide homogentisique comme dans l’ochronose.
  • Les pathologies dites microcristallines (car à l’origine de la formation de petits cristaux au sein des articulations) comme la chondrocalcinose (CCA) peuvent aussi être fréquemment à l’origine d’une arthrose secondaire.
  • Les antécédents de traumatisme articulaire tels que les fractures et les luxations, voire même des incidents plus mineurs, peuvent augmenter le risque de survenue d’une arthrose. Ces facteurs ont été particulièrement bien étudiés au niveau du genou pour les lésions des ligaments croisés et des ménisques.

Les facteurs qui fragiliser l’articulation et favorise l’apparition de l’arthrose.

  • L’inégalité de longueur de membres inférieurs lorsqu’elle est supérieure à 2 cm (entrainant une boiterie).
  • Les hyperlaxités, les anomalies morphologiques (appelées dysplasie de hanche  ou  du genou (déformations dites en genu varus ou valgus, …) peuvent également induire un risque de développer une arthrose.

 

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Qu’est-ce que la RAC ?

La RAC (Réhabilitation Accélérée après Chirurgie) ou RRAC (Réhabilitation Rapide Après Chirurgie) ou encore RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie) est une méthode qui nous vient des pays scandinaves et qui s’est répandue dans nos hôpitaux depuis 2016.

Une méthode venue du Danemark

La RAAC a été initialement développée dans les années 1990 par l’équipe danoise de chirurgie digestive du Pr. Henrik Kehlet. La HAS (Haute Autorité de Santé) a édité un rapport d’orientation dédié aux programmes de RAC en 2016 décrivant la volonté du gouvernement à développer la RAAC.

En quoi consiste t-elle ?

Cette approche multidisciplinaire pré-, per- et postopératoires vise le rétablissement rapide des capacités physiques et psychiques du patient… et sa sortie anticipée de l’établissement. Elle nécessite une organisation spécifique du parcours de soins et met le patient au coeur de la problématique.

Sa pratique nécessite des efforts combinés des équipes médicales (médecins anesthésistes, chirurgiens, infirmiers, kinésithérapeutes, aides-soignants, etc.) et un environnement administratif et organisationnel favorables. Elle nécessite une parfaite coordination multidisciplinaire et transversales de la part de l’établissement de santé.

Elle vise plus particulièrement à :

  • Informer et former le patient sur son intervention ;
  • Anticiper l’organisation des soins et la sortie le plus tôt possible ;
  • Minimiser les conséquences du stress chirurgical ;
  • Contrôler la douleur dans toutes les situations ;
  • Favoriser et stimuler l’autonomie des patients.

Avant l’opération :

Durant la période pré-opératoire, la RAC prévoit plusieurs étapes et éléments devant permettre au patient de se présenter dans des conditions optimales à l’intervention chirurgicale :

  • La prise en compte des antécédents médicaux,
  • L’adaptation de la prise médicamenteuse,
  • La définition d’une stratégie anesthésique et analgésique adaptée,
  • La limitation du jeûne préopératoire,
  • L’optimisation de la condition du patient avec une éventuelle préparation physique (sevrage tabagique, alcoolique, apport glucidique, préparation nutritionnelle active, préparation physique, etc.)
  • L’information du patient à son intervention par un médecin ou un(e) infirmièr(e) de coordination RAAC, spécialisé(e) dans les parcours de soins RAAC, avec des consultations et documents dédiés.
  • Des checklists et rappels pour aider le patient à préparer ses affaires et ne rien oublier.

Le jour de l’opération :

Un patient bien informé et préparé appréhende avec moins de stress et d’angoisse son intervention. Selon l’intervention, la période de jeûne préopératoire ainsi que les prémédications sont réduites au maximum afin de limiter le stress et de faire descendre au bloc opératoire un patient confiant et conscient.

La durée d’anesthésie est la plus courte possible, tout en utilisant plusieurs médicaments qui prolongent l’effet anti-douleur de l’anesthésie sans l’effet de somnolence. Toujours dans le but de diminuer le saignement post opératoire et donc la fatigue liée à l’anémie (manque de fer), des infiltrations d’anesthésiques locaux à longue durée d’action sont réalisées dans la plaie opératoire afin de limiter la consommation de morphine post-opératoire. Le chirurgien utilise des procédures dites mini-invasives, définissant un geste opératoire le plus court possible et limitant la souffrance des organes et tissus du patient.

Enfin, le patient est dirigé vers la salle de réveil ou il va s’éveiller très rapidement (en cas d’anesthésie générale). Le patient pourra remonter rapidement dans sa chambre. Quitter son lit permet d’éviter des complications graves (phlébite, embolie pulmonaire, infection urinaire, perte musculaire, etc). Dans ce sens, la déambulation est favorisée. La reprise de l’alimentation et l’hydratation est rapide et le nombre de cathéters limité au strict minimum.

Le retour à domicile précoce :

Un patient bien préparé pourra appréhender sereinement son retour à domicile. Suite à l’intervention chirurgicale et selon la validation des critères de sortie par le chirurgien, le patient accompagné d’un proche, est amené à rentrer à son domicile plus rapidement que lors d’une prise en charge standard.

Le retour à domicile précoce du patient doit être réalisé de manière anticipée et sécurisée afin de suivre l’évolution de l’état de santé du patient, en anticipant et détectant les complications post-opératoires. En général, l’infirmièr(e) de coordination appelle dès le lendemain de l’intervention pour s’assurer de l’état de santé du patient à son retour à domicile. Le retour à domicile peut se faire grâce à :

  • Un suivi à domicile avec une infirmier(e) libéral(e) pour réaliser des mesures ou changer des pansements
  • un suivi à domicile avec une solution de suivi médical connecté, telle que Bodycontrol Program.
  • Un accompagnement via le PRADO, Programme d’Accompagnement du Retour à Domicile après hospitalisation, proposé par l’Assurance Maladie depuis 2010, permettant de coordonner les prestataires de soins à domicile.

Réduire la douleur arthrosique grâce à la sophrologie

Les patients souffrant d’arthrose cherchent principalement deux choses : conserver leur mobilité articulaire et réduire la douleur. Pour ce dernier objectif, la sophrologie constitue une alternative douce et efficace aux traitements médicamenteux qui finissent, sur le long terme, par vous ruiner l’estomac.

Qu’est que la sophrologie ?

La sophrologie a été crée en 1962 par Alfonso Caycedo, professeur neuropsychiatre. Il associait des techniques occidentales (hypnose, autosuggestion, training autogène, phénoménologie…) et orientales ( yoga, méditation, zen…). Cette technique psychocorporelle, proche de l’hypnose, de la méditation et du yoga, favorise ainsi le lâcher-prise en associant des mouvements doux, un travail de respiration et des suggestions mentales apaisantes guidées par la voix du sophrologue.

Les avancées médicales en imagerie cérébrale ont permis d’affirmer que le cerveau ne fait pas la différence entre les situations vécues et celles imaginées. Les régions cérébrales activées lorsque l’on imagine une situation sont les mêmes que lorsque l’on vit réellement cette même situation.

Retrouver temporairement un état de bien-être libère dans le cerveau de l’endorphines, un neurotransmetteur qui améliore l’humeur, la santé et aident à lutter contre la douleur.

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Comment ça marche ?

En vous concentrant sur vos symptômes, vos handicaps et vos douleurs, vous vous crispez et entretenez un cercle vicieux qui ne fait qu’amplifier votre perception de la douleur. La sophrologie, vous permet de vous extraire de ce processus négatif par des exercices respiratoires, un relâchement musculaire et des projections mentales positives. In fine, votre perception de la douleur évolue la rendant plus acceptable.

Une séance de sophrologie individualisée se déroule généralement en 4 temps :

  1. Un échange verbal entre le patient et le sophrologue pour faire le point sur la situation ;
  2. Des mouvements adaptés à la pathologie alliant respiration, contraction et décontraction musculaire, assis ou debout ;
  3. La visualisation mentale d’images positives, généralement en position allongée ;
  4. Puis, si la personne le souhaite, la description du ressenti de la séance.

Notez bien que la sophrologie ne fonctionne qu’à condition d’en faire une routine régulière, c’est le processus de répétition qui permet d’affiner ses ressentis, de changer ses perceptions et d’avoir des prises de conscience.

Combien ça coute ?

Les tarifs varient de 40 à 80 € la séance (60 € en moyenne). Ce coût n’est pas remboursé par l’assurance maladie mais il est de plus en plus pris en charge par certaines mutuelles (dans la limite d’un certain nombre de séances). Il faut généralement plusieurs séances d’une heure (entre 7 et 12) pour atteindre un objectif thérapeutique. Ces séances s’effectuent en présenciel ou en visio-conférence, pratique qui s’est largement développée depuis le début de la crise de la COVID 19.

Comment choisir son sophrologue ?

Depuis 2011, La CNCP (Commission Nationale de la Certification Professionnelle) organisme rattaché au Ministère du Travail a enregistré le premier certificat professionnel de sophrologue dans son répertoire national (RNCP – Répertoire National de la Certification Professionnelle). Il est donc important de vérifier que votre sophrologue a bien suivi une formation inscrite au RNCP et qu’il est membre de la Chambre Syndicale de la Sophrologie. La réputation du praticien et votre feeling feront le reste.