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Bien choisir sa prothèse de hanche

Une prothèse de hanche est un dispositif médical implantable constitué de trois parties (la tige fémorale, la tête fémorale, la cupule). Ces trois éléments vont remplacer l’articulation de la hanche endommagée, afin de restaurer la mobilité et soulager la douleur du patient.

De quoi est composée une prothèse de hanche ?

  • La tige fémorale : la tête fémorale du patient est retirée, le canal fémoral alésé pour y insérer celle-ci. La tige fémorale peut être cimentée ou non cimentée (technique dite de “press-fit”)—cela dépend de l’âge du patient, de sa morphologie, de sa spécificité osseuse mais aussi des habitudes du chirurgien.
  • La tête fémorale : une tête sphérique en métal, en polymères ou en céramique est placée à l’extrémité supérieure de la tige fémorale pour remplacer l’ancienne tête fémorale endommagée qui a été retirée.
  • La cupule : la surface cartilagineuse du toit de l’acétabulum endommagé du cotyle où se logeait l’ancienne tête du fémur est enlevée. On le remplace par une prothèse cotyloïdienne de forme conique. Des vis ou du ciment peuvent être utilisés pour la maintenir en place. À l’intérieur de cette cupule est présent un insert en plastique, en céramique ou en métal, cet insert sera en contact avec la tête fémorale prosthétique.

De quels matériaux la prothèse est-elle constituée ?

Le métal :

On utilise certains métaux tels que l’inox, le cobalt-chrome ou le titane notamment pour confectionner la tige fémorale.

Les polymères :

On utilise essentiellement le polyéthylène, qui est un plastique très dur et le plus communément utilisé dans le monde. Il s’agit d’une substance inerte et parfaitement biocompatible. Aujourd’hui on utilise toujours ce matériau pour certains patients mais l’inconvénient est le risque d’usure du plastique au fil de temps et donc une durée de vie de la prothèse plus réduite. Ce risque reste néanmoins mitigé car certains patients ont pu garder une telle prothèse 30 ans et d’autres uniquement quelques années.

La céramique :

La céramique constitue désormais une bonne alternative en raison de sa solidité. On peut ainsi avoir une cupule en titane dans laquelle on va mettre un insert en céramique.

Le couple de frottement

Il s’agit de la zone mobile entre la tête fémorale et la cupule. De son choix va dépendre votre plusieurs éléments comme l’usure, les risques (très faible heureusement) de « couinement » (phénomène appelé « squeaking »). On retrouve ainsi quatre “couples” possibles :

  • Le couple céramique-polyéthylène
  • Le couple céramique-céramique
  • Le couple métal-polyéthylène
  • Le couple métal-métal

Chaque couple de frottement présente des avantages et des inconvénients et il revient à votre chirurgien orthopédiste de choisir celui qui conviendra le mieux, en fonction de plusieurs critères tels que votre âge, votre activité physique, votre spécificité osseuse, etc.

A noter que d’une manière générale, la pose d’implants dits “métal-métal” est déconseillée. Certaines sociétés qui les fabriquaient ont, dans les année 2010/2011, décidé d’arrêter de les commercialiser et même de rappeler ceux non utilisés dans l’intérêt des patients. Le problème vient du frottement entre les différents éléments de l’implant susceptible de détacher de petites particules métalliques qui se retrouvent ensuite dans le sang. Au niveau de l’articulation de la hanche, ces petites particules peuvent engendrer des réactions allergiques à l’origine de douleurs et de lésions locales.

Votre poids aggrave t’il votre arthrose ?

Existe t-il un rapport entre votre poids et la progression de votre arthrose ? Une perte de poids permettrait-elle de ralentir la maladie ?… D’atténuer les douleurs ?

Le surpoids peut en effet exercer une pression supplémentaire sur les articulations et le cartilage, favorisant ainsi leur usure et les lésions. De plus, la graisse corporelle en excès favorise l’inflammation des articulations.

Ainsi une étude de l’Université de Californie à San Francisco a révélé que la perte de poids permettait, chez les patients en surpoids sujets à l’arthrite ou à des lésions du genou, de ralentir la dégénérescence dans le cartilage articulaire.

Les chercheurs californiens ont analysé via IRM les différences de dégénérescence de toutes les structures articulaires du genou (ménisques, cartilage articulaire et moelle osseuse) chez 640 patients obèses et en surpoids (IMC>25 kg/m2), dont un groupe « de perte de poids » et un groupe témoin. A l’issue de l’étude, les patients ont été classés en 3 groupes :

  • ceux qui ont perdu plus de 10% de leur poids corporel
  • ceux qui ont perdu de 5 à 10% de leur poids corporel
  • ceux dont le poids est resté stable.

L’analyse confirme que les participants en surpoids et obèses qui sont parvenus à une perte de poids élevée sur une période de 48 mois ont bénéficié d’un ralentissement significatif de la dégénérescence du cartilage de genou.

Non seulement la perte de poids ralentit la dégénérescence du cartilage articulaire, mais aussi celle des ménisques, ces coussinets de fibrocartilage en forme de croissant qui protègent l’articulation. Les effets les plus manifestes sont relevés chez les participants les plus fortement obèses au départ de l’étude ainsi que chez ceux qui ont perdu le plus de poids.

L’étude met ainsi l’accent sur l’importance d’une stratégie globale et personnalisée chez les patients à risque élevé d’arthrose et atteints d’obésité. Les chercheurs précisent qu’un exercice léger à modéré est également recommandé pour protéger contre la dégénérescence du cartilage dans le genou.

Les sucres rapides : ennemis ou amis ?

Les sucres rapides font partie des nutriments qui favorisent le processus inflammatoires. Il est donc préférable de limiter les aliments qui ont un index glycémique supérieur à 70.

Ces aliments sont rapidement absorbés par l’organisme et élèvent le taux de sucre sanguin. Les sucres rapides sont acidifiants et provoquent la glycation. Durant ce phénomène, appelé Réaction de Maillard, les sucres se fixent sur les protéines. Cette glycation est à l’origine de la production de cytokines qui sont des protéines qui s’attaquent aux cartilages articulaires et aggravent les réactions inflammatoires.

Nous vous recommandons donc de limiter votre consommation de bonbons, de confiseries, de gâteaux, de boissons sucrées, de sodas, de desserts… Tous ces sucres rapides favorisent le processus de la glycation et réduisent la capacité des articulations à supporter les chocs, le poids du corps et à assurer la fluidité des mouvements.

Par ailleurs, la consommation régulière de ces aliments favorisent la prise de poids qui risque de contribuer à accentuer vos douleurs articulaires.

Si vous avez une petite faim, préférez les fruits à ces sucres générateurs de processus inflammatoires.

 

Réduire la douleur arthrosique grâce à la sophrologie

Les patients souffrant d’arthrose cherchent principalement deux choses : conserver leur mobilité articulaire et réduire la douleur. Pour ce dernier objectif, la sophrologie constitue une alternative douce et efficace aux traitements médicamenteux qui finissent, sur le long terme, par vous ruiner l’estomac.

Qu’est que la sophrologie ?

La sophrologie a été crée en 1962 par Alfonso Caycedo, professeur neuropsychiatre. Il associait des techniques occidentales (hypnose, autosuggestion, training autogène, phénoménologie…) et orientales ( yoga, méditation, zen…). Cette technique psychocorporelle, proche de l’hypnose, de la méditation et du yoga, favorise ainsi le lâcher-prise en associant des mouvements doux, un travail de respiration et des suggestions mentales apaisantes guidées par la voix du sophrologue.

Les avancées médicales en imagerie cérébrale ont permis d’affirmer que le cerveau ne fait pas la différence entre les situations vécues et celles imaginées. Les régions cérébrales activées lorsque l’on imagine une situation sont les mêmes que lorsque l’on vit réellement cette même situation.

Retrouver temporairement un état de bien-être libère dans le cerveau de l’endorphines, un neurotransmetteur qui améliore l’humeur, la santé et aident à lutter contre la douleur.

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Comment ça marche ?

En vous concentrant sur vos symptômes, vos handicaps et vos douleurs, vous vous crispez et entretenez un cercle vicieux qui ne fait qu’amplifier votre perception de la douleur. La sophrologie, vous permet de vous extraire de ce processus négatif par des exercices respiratoires, un relâchement musculaire et des projections mentales positives. In fine, votre perception de la douleur évolue la rendant plus acceptable.

Une séance de sophrologie individualisée se déroule généralement en 4 temps :

  1. Un échange verbal entre le patient et le sophrologue pour faire le point sur la situation ;
  2. Des mouvements adaptés à la pathologie alliant respiration, contraction et décontraction musculaire, assis ou debout ;
  3. La visualisation mentale d’images positives, généralement en position allongée ;
  4. Puis, si la personne le souhaite, la description du ressenti de la séance.

Notez bien que la sophrologie ne fonctionne qu’à condition d’en faire une routine régulière, c’est le processus de répétition qui permet d’affiner ses ressentis, de changer ses perceptions et d’avoir des prises de conscience.

Combien ça coute ?

Les tarifs varient de 40 à 80 € la séance (60 € en moyenne). Ce coût n’est pas remboursé par l’assurance maladie mais il est de plus en plus pris en charge par certaines mutuelles (dans la limite d’un certain nombre de séances). Il faut généralement plusieurs séances d’une heure (entre 7 et 12) pour atteindre un objectif thérapeutique. Ces séances s’effectuent en présenciel ou en visio-conférence, pratique qui s’est largement développée depuis le début de la crise de la COVID 19.

Comment choisir son sophrologue ?

Depuis 2011, La CNCP (Commission Nationale de la Certification Professionnelle) organisme rattaché au Ministère du Travail a enregistré le premier certificat professionnel de sophrologue dans son répertoire national (RNCP – Répertoire National de la Certification Professionnelle). Il est donc important de vérifier que votre sophrologue a bien suivi une formation inscrite au RNCP et qu’il est membre de la Chambre Syndicale de la Sophrologie. La réputation du praticien et votre feeling feront le reste.