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Le CBD peut-il soulager les douleurs d’arthrose ?

Parmi les solutions susceptibles de soulager les douleurs arthrosiques, l’une d’elles fait couler beaucoup d’encre depuis quelques années : le CBD. Qu’elle est cette substance ? Est-elle illicite ? Est-elle efficace ? Nous faisons le point pour vous sur ce dérivé du cannabis.

Qu’est ce que le CBD ?

La molécule de CBD (pour cannabidiol) fait partie des nombreux cannabinoïdes présents dans le chanvre, aussi appelé cannabis. A l’inverse du THC (pour delta-9-tétrahydrocannabinol), l’actif le plus connu de la plante, le CBD n’a pas d’effet stupéfiant. Certaines variétés de la plante sont davantage chargées en CBD, d’autres en THC. Le cannabis sous forme de drogue illicite, contient autour de 15 % de THC.

Le cannabis dit « thérapeutique », autorisé dans certains pays et Etats américains, est simplement plus légèrement dosé en THC que celui « de la rue ».

Découvert en 1963, le CBD a connu un véritable essor sur le territoire à la fin des années 2010 avec la création de multiples points de vente exploitant une « faille » légale permettant de commercialiser des produits à faible taux de THC, mais une riche en CBD.

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Le CBD est-il efficace en cas d’arthrose ?

Contrairement au THC, le CBD n’a aucun effet stupéfiant. On attribue cependant au CBD des vertus thérapeutiques permettant de soulager les inflammations et les douleurs inflammatoires. Mais qu’en est-il vraiment ?

Encore trop peu d’études cliniques ont été menées à ce jour  pour pouvoir affirmer que le CBD constitue un traitement alternatif efficace et sûr à l’arthrose.

Alors que l’on reconnait au THC de véritables effets analgésiques (chez les patients atteints de sclérose en plaques notamment), les spécialistes considèrent néanmoins que le CBD possède de puissantes propriétés anti-inflammatoires. Cependant, certaines études ont montré que les vertus anti-inflammatoires du CBD sont d’autant plus efficaces qu’elles sont combinées aux effets analgésiques du THC. C’est pourquoi il est conseillé aux personnes souffrant d’arthrose de prendre une huile à base des deux cannabinoïdes CBD et THC. Seulement voila ! La commercialisation de tels produits est encore interdite en France.

Existe t-il des contre indications ?

Bien que le CBD ne présente pas de risque majeur d’intoxication pour la personne, même avec des doses élevées, il peut exister des contre-indications médicamenteuses. C’est pourquoi, si vous suivez un ou plusieurs traitements, parlez à votre médecin avant de commencer.

Il n’existe pas de posologie précise sur l’utilisation des cannabinoïdes pour l’arthrose, comme dans les autres cas, il convient de commencer avec de faibles doses et d’augmenter graduellement selon vos besoins. 

Comment peut-on se procurer du CBD ou du THC ?

Contrairement au THC, le CBD n’est pas interdit en France à condition qu’il contienne moins de 0,2% de THC. Les produits à base de CBD se trouvent sous différentes formes (huile, tisanes, produits alimentaires) dans de nombreuses boutiques spécialisées.

L’expérimentation du cannabis thérapeutique en France a reçu l’approbation de l’Agence du médicament (ANSM) le 11 juillet 2019 dans le cadre défini par un groupe d’experts.

Le cannabis thérapeutique sera tout d’abord expérimenté auprès de patients se trouvant dans une forme d’impasse médicale, souffrant par exemple de douleurs neuropathiques non soulagées par d’autres thérapies, subissant les effets secondaires d’une chimiothérapie, des effets musculaires provoqués par la sclérose en plaque ou encore pour les malades en soins palliatifs. La prescription initiale de produits à base de cannabis sera réservée aux médecins des centres anti-douleur, aux oncologues ou aux neurologues par exemple. Lorsque le traitement du patient est établi, le renouvellement de la prescription pourra être effectué par le médecin traitant du patient.

Les produits proposés contiendront du THC et du CBD à des dosages différents et prendront des formes variées, comme de l’huile pour l’inhalation à effet immédiat ou des solutions buvables pour un effet prolongé.

On peut donc nourrir l’espoir de voir arriver sur le marché des produits mixtes (CBD/THC) permettant de traiter plus efficacement l’arthrose. En attendant, vous devrez vous contenter des produit à base de CBD uniquement.

Connaissez-vous l’indice algofonctionnel de Lequesne ?

Quand on souffre d’arthrose du genou ou de la hanche, s’il est possible d’évaluer la douleur, il est plus difficile d’évaluer son niveau de handicap. C’est tout l’objet de l’indice algofonctionnel de Lequesne.

Qu’est qu’un indice algofonctionnel ?

Il s’agit d’un questionnaire remplis par le patient souffrant d’arthrose afin d’évaluer ses capacités fonctionnelles et sa gêne dans la vie quotidienne et d’en suivre l’évolution. Plusieurs indices algo-fonctionnels existent :

  • L’ indice de Lequesne pour l’arthrose de la hanche et du genou,
  • Le WOMAC (Western Ontario and Mac Master University) pour l’arthrose des membres inférieurs,
  • L’indice de Dreiser pour l’arthrose des doigts.

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Comment fonctionne l’indice de Lequesne ?

L’indice algofonctionnel de Lequesne (1987) est composé d’un questionnaire dont les items sont additionnés pour obtenir un score. Ce score qualifie le niveau d’arthrose atteint. Le résultat peut s’interpréter de la façon suivante :

  • 0 à 4 points : handicap modeste
  • 5 à 7 points : handicap moyen
  • 8 à 10 points : handicap important
  • 11 à 13 points : handicap très important
  • 14 points et plus : handicap extrême insupportable
    (l’indication chirurgicale est portée à partir de 10 points environ)

Rappelons que seuls votre rhumatologue ou votre chirurgien sont vraiment aptes à interpréter finement les résultats de votre test, notamment en matière d’indication chirurgicale qui peut dépendre d’autres facteurs.

Comment se déroule une arthroplastie de la hanche ?

Vous être nombreux à vous demander en quoi consiste une pose de prothèse de hanche. Voici donc, étape par étape, ce qui va se passer durant votre pose de prothèse de hanche.

La planification

Un bilan opératoire est effectué quelques jours avant votre opération ou le jour de votre admission : consultation auprès d’un anesthésiste et d’un cardiologue, prise de sang, radiographie spécifique permettant de mesurer les dimensions de la prothèse nécessaire.

La préparation

La veille de votre opération, une infirmière aura rasé la zone à opérer et vous devrez laver intégralement votre corps avec un antiseptique coloré. Idem le lendemain matin. Ensuite, un brancardier vient vous chercher et c’est parti pour 1h à 1H30 de bricolage à grand coups de rapes, de marteau, etc. Mieux vaut être endormi(e). La pose de la prothèse de hanche a lieu sous anesthésie générale ou plus rarement sous rachianesthésie.

L’installation

Une fois anesthésié(e), vous êtes placé sur la table d’opération. Pour une voie d’abord latérale ou postérieure, le patient est placé sur le côté, maintenu par des appuis sur la fesse et le pubis. Pour une voie antérieure (désormais la plus courante), cela nécessite une table spéciale, dite « orthopédique » pour que le membre opéré soit placé dans une botte pour exercer une traction.

La peau du patient est ensuite préparée à plusieurs reprises par des badigeons antiseptiques avant que les aides opératoires mettent en place les champs opératoires qui isolent la zone de la cicatrice.

La hanche est une articulation profonde dont l’accès nécessite une stratégie d’abord (postérieur, latéral ou antérieur). L’abord antérieur est aujourd’hui privilégiée.

Pour une voie d’abord antérieur, une incision est pratiquée au niveau de la cuisse, puis les différentes zones musculaires, nerveuses et tendineuses sont délicatement écartées (et de moins en moins sectionnées, comme c’était le cas auparavant) afin d’atteindre la hanche.  

La coupe du col fémorale

Une fois l’articulation atteinte, on réalise la coupe du col fémorale, soit avant soit après luxation de l’articulation. Cette coupe est importante car elle détermine la position de la tige qui sera implantée ensuite.

Le fraisage du cotyle et la pose de l’implant cotyloïdien

Le reste du cartilage présent dans le cotyle est retiré à l’aide d’une fraise sphérique motorisée. Puis, l’implant cotyloïdien, pièce hémisphérique creuse implantée au niveau du cotyle, est fixé avec du ciment ou par impaction dans le bassin. L’ancrage osseux est solide et durable par colonisation des cellules osseuses du patient sur la surface rugueuse des implants.

La pose de l’implant fémoral

Des tiges en formes de râpes de taille croissante sont impactés progressivement dans la cavité du fémur jusqu’à ce qu’une tige soit adaptée parfaitement au calibre du fémur. Ensuite, l’implant fémoral est fixé avec du ciment ou par impaction. Il est surmonté d’une tête sphérique (la tête fémorale). Un insert en polyéthylène ou en céramique est mis en place dans l’implant cotylédon afin de faire office d’articulation entre les deux pièces (la tête fémorale et l’implant cotyloïdien).

L’examen per opératoire de la longueur et de la stabilité de la prothèse

Une fois la hanche remboîtée avec les implants, on vérifie que la longueur planifiée est bien respectée. Il y a la possibilité à ce moment là d’augmenter ou de réduire cette longueur avec des billes de la tête fémorale de différentes tailles. Ensuite, la stabilité de la hanche est testée en la mobilisant en situation extrême pour vérifier qu’elle ne se luxe pas (flexion rotation interne et extension rotation externe).

La fermeture

On lave votre articulation, puis on suture enfin les différents plans ouverts selon la voie d‘abord utilisée. Une fois cette opération terminée, direction la salle de réveil

Comment préserver votre sommeil en cas d’arthrose ?

Plus importantes le soir que le matin, les douleurs arthrosiques perturbent souvent l’endormissement et peuvent parfois déclencher des réveils nocturnes. Selon l’Association Française de Lutte Anti-Rhumatismale (AFLAR) et la Fondation Arthrose, 67% des patients souffrant d’arthrose sont réveillées la nuit pendant leur sommeil à cause des douleurs provoquées par l’arthrose. Si vous faites partie de ces gens là, alors cet article va peut-être vous aider.

Toutes les formes d’arthrose peuvent affecter le sommeil mais les articulations les plus concernées par les douleurs nocturnes sont toutefois les cervicales, la colonne vertébrale et les hanches. Or, une mauvaise qualité de sommeil a souvent des répercussions indirectes sur l’arthrose et les douleurs ressenties. Il est donc important de surveiller la qualité de votre sommeil (avec l’application Bodycontrol Program par exemple).

7 conseils pour améliorer votre qualité de sommeil

  • Pratiquez une activité physique régulière et modérée afin d’assouplir vos articulations et d’éviter les raideurs sources de douleurs nocturnes
  • Aménagez votre lieu de sommeil (calme, matelas de qualité, oreiller ergonomique, qualité d’air…)
  • Evitez les gros repas avant de vous coucher, de même que la consommation d’alcool et de tabac.
  • En cas d’arthrose sévère des hanches, vous pouvez soulager la douleur en calant un oreiller entre vos cuisses pour dormir en position latérale.
  • Appliquez « du chaud » (bouillotte ou une serviette chaude) sur la zone douloureuse pour calmer la douleur
  • Ou à l’inverse appliquez « du froid » sur l’articulation lors des crises inflammatoires
  • Pratiquez les auto-massages sans compresser les articulations concernées
  • Et si tout cela ne suffit pas, prenez les antalgiques recommandés par votre médecin

 

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L’importance de l’analyse posturale

Dès la naissance et au fil des années, notre corps se développe en tentant sans cesse de maintenir un équilibre postural afin d’optimiser nos déplacements et nos mouvements. Cette posture « idéale » est parfois mise à mal par différents facteurs externes et internes, entrainant différents symptômes.

Pourquoi notre système postural dysfonctionne t-il ?

Afin d’adapter notre corps aux influences externes et internes, le système postural met en place des compensations musculaires ou articulaires. Celles-ci vont nous donner l’illusion que notre corps fonctionne bien, mais elles vont malheureusement utiliser des muscles ou des articulations de façon anormale. Ceci peut entraîner une symptomatologie, traduction de souffrance locale qui peut avoir une origine éloignée par la mise en place de ces compensations.

Le bilan posturo-dynamique

Le but de l’analyse posturale est de déterminer le schéma de fonctionnement de chacun afin de permettre au sujet, par un traitement approprié, de moins solliciter ce qui l’est trop, de rééquilibrer en statique mais également dans le mouvement (marche ou course), les contraintes subies par le corps et responsables d’usure prématurée ou/et de douleurs.

Il est possible d’agir sur la posture à partir de plusieurs entrées, les plus rencontrées sont les suivantes : les yeux, la mâchoire et les pieds :

  • Les yeux

Une différence marquée d’acuité visuelle entre un oeil et l’autre, un trouble de convergence ou de divergence, d’origine musculaire … peuvent entraîner une adaptation posturale dite « descendante » qui peut aller jusqu’aux pieds. Le système postural va essayer de garder les yeux à l’horizontale, alors que le sujet, pour « mieux voir » va être contraint d’incliner ou tourner la tête de façon permanente .

  • Le mâchoire

La posture générale peut entraîner une dysfonction à l’ouverture ou à la fermeture. Ce dysfonctionnement peut aussi être d’ordre psychique (sujets anxieux qui contracte la mâchoire la nuit) ou dentaires (occlusion, traitement orthodontique). Les Articulations Temporo-Mandibulaires ne fonctionnent plus correctement et génèrent des compensations musculaires responsables de troubles posturaux et donc de douleurs.

  • Les pieds

Le pied est le premier propulseur lors de la marche ou la course. Il joue aussi le rôle d’amortisseur et nous permet, grâce à ses nombreux os de nous adapter aux terrains accidentés. Dans notre société moderne, le port des chaussures vient perturber ce rôle dés l’enfance. Toute dysfonction podale va avoir une répercussion posturale, mais toute dysfonction au-dessus va être adaptée par le pied !

De l’intérêt du bilan posturo-dynamique

Que ce soit par des semelles actives amortissantes sur mesure, par des orthèses buccales stimulantes et équilibrantes, par du travail d’orthoptie, de la rééducation spécifique, de l’ostéopathie, par une collaboration avec tous les professionnels de santé (médecins, chirurgiens, dentistes, orthophonistes…).

Il est conseillé de traiter les dysfonctions repérées par le bilan posturo-dynamique dès le plus jeune âge afin de prévenir beaucoup de désagréments à venir dans le quotidien ou la pratique sportive (arthrose, mal de dos, certaines scolioses, etc.). Et quand ces pathologies sont installées, les traitements peuvent soulager et éviter l’aggravation.

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L’injection de Plasma Riche en Plaquettes (PRP) présente t-elle un intérêt ?

Le PRP (Platelet Rich Plasma ou Plasma Riche en Plaquettes), est du plasma sanguin est obtenu à partir du propre sang du patient et enrichi en plaquettes par une centrifugation. Il contient différents facteurs de croissance capables de stimuler la régénération de certains tissus.

Qu’est-ce que le PRP ?

Autrefois réservé aux sportifs, le PRP est désormais utilisé par les rhumatologues comme traitement contre l’arthrose et plus particulièrement la gonarthrose (arthrose du genou).

Le sang collecté chez le patient est centrifugé afin de séparer les globules rouges des plaquettes (composants du sang responsables de la coagulation et de la cicatrisation). Le plasma ainsi concentré est récupéré et injecté dans l’articulation, sous contrôle radiographique ou échographique, par le rhumatologue.

La centrifugation permet d’obtenir du plasma concentré en plaquettes avec des facteurs de croissance qui vont stimuler la cicatrisation et d’autres biomolécules qui possèdent des propriétés anti inflammatoires et antalgiques. Les facteurs de croissance libérés en grand nombre par les plaquettes stimulent les cellules souches locales ce qui permet la cicatrisation des tissus lésés et réduit inflammation et hémorragie.

Plusieurs injections peuvent être nécessaires pour arriver à des résultats concluants.

Est-ce efficace ?

Les experts s’accordent à dire que les injections intre-articulaires de PRP dans la gonarthrose sont considérées comme un traitement de seconde intention efficace pour les arthroses débutantes et moyennes et pourrait être utilisées également dans les formes sévères de gonarthrose et notamment dans les cas de contre-indication opératoire.

En 2018, une étude a comparé l’efficacité de l’injection de PRP dans l’arthrose du genou à celle d’acide hyaluronique (une substance aux propriétés lubrifiantes). Les patients sélectionnés étaient atteints d’une arthrose de grade 2-3 et ont reçu 3 injections toutes les 4 semaines, soit de PRP, soit d’acide hyaluronique.

Six mois après, 48.3 % des patients de groupe PRP avaient une amélioration de leur gonarthrose visible à l’IRM (amélioration du grade de l’arthrose) contre seulement 8 % dans le groupe acide hyaluronique. Les symptômes étaient également significativement mieux soulagés dans le groupe ayant reçu les injections de PRP.

Une injection de PRP peut se faire une fois tous les quinze jours sur une période pouvant aller jusqu’à 2 mois, pour obtenir de bons résultats et maîtriser la gonarthrose jusqu’à plus de 6 mois après la première injection.

Prothèse de genou et mobilité articulaire

Comme le laisse à penser les questions posées dans notre groupe Facebook, les patient(e)s devant subir prochainement une arthroplastie du genou semblent inquiet(e)s quant à leur capacité à recouvrer leur mobilité articulaire après la pose de la prothèse. Voici donc quelques indications qui devraient vous rassurer.

En phase post-opératoire

La mobilité se manifeste par une diminution très importante en postopératoire immédiat, puis par une récupération progressive (minimum de 5° par semaine). De manière synthétique, selon l’HAS (Haute Autorité de Santé) l’amplitude de flexion du genou est de 65° à 70°, 5 jours après l’opération, puis de 80° à 90° à J+12.

Plusieurs mois après l’opération

La mobilité est récupérée au bout de 12 mois. Elle est alors, en général, égale à la mobilité préopératoire. Les études ont en effet démontré que la valeur préopératoire de la flexion du genou est le meilleur indicateur prédictif de la flexion postopératoire.

Les études sont intéressantes pour donner une tendance mais n’oubliez jamais que chaque patient est un cas particuliers.

Pour la majeur partie des patients équipés d’une prothèse de genou (75%), la mobilité en flexion du genou est d’environ 110° – 120° (ce qui permet de faire la plupart des gestes du quotidien).

La marche se fait normalement avec un périmètre de marche de l’ordre de trois kilomètres. Chez certains patients, le résultat est encore meilleur, autorisant une marche illimitée.

La montée des escaliers est pratiquement normale (la descente nécessite parfois le recours à le rampe d’escalier). Une activité sportive légère (sans percussions sur l’articulation) est aussi possible. En règle générale, la conduite automobile est permise au terme du 2ème mois.

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Qu’est-ce que l’arthrose ?

On vous a diagnostiqué une arthrose. Désormais vous savez qu’elle est l’origine de cette douleur qui vous assaille. Mais vous a t-on pour autant bien expliqué ce qu’est cette maladie et ce qu’elle n’est pas ? C’est tout l’objet de cet article.

L’arthrose est une maladie qui se traduit par une destruction anormale des articulations. Le cartilage présent dans les articulation qui assure son bon fonctionnement se détruit et se renouvelle de façon lente et équilibrée. Cependant on observe comme pour les cellules du cerveau une altération inéluctable des capacités de fabrication et de renouvellement du tissu qui vont rendre le cartilage plus fragile.

Dés lors, au cours du vieillissement, le cartilage soumis à certaines agressions comme une surcharge de poids, va s’altérer, ce qui va conduire à l’arthrose.

Ce phénomène n’est pas donc uniquement lié à l’âge, ni à l’usure de l’articulation mais à des facteurs biologiques qui stimulent la destruction du cartilage.

L’arthrose primitive et ses causes

Les causes exactes de l’arthrose ne sont pas encore parfaitement identifiées.
S’il n’existe pas de lésion préexistante de l’articulation touchée par l’arthrose, on parle d’arthrose primitive. L’arthrose primitive peut être favorisée par certains facteurs, comme le vieillissement ou la surcharge mécanique de l’articulation (surpoids, anomalie architecturale de l’articulation) ; les anomalies du métabolisme (diabète, etc.) et peut-être une origine hormonale. Il peut aussi exister une prédisposition familiale.

  • Sexe et Hormones

Les hormones sexuelles féminines (œstrogènes) pourraient jouer un rôle protecteur. En effet, l’arthrose des mains et des genoux est plus fréquente chez la femme après 65 ans qu’elle ne l’est chez l’homme.

  • L’hérédité – La génétique

Certaines localisations de l’arthrose, en particulier la main et le genou, pourraient être plus fréquentes dans certaines familles.

  • Les anomalies du métabolisme – Obésité, Diabète…

L’obésité est un facteur de risque majeur d’arthrose du genou (gonarthrose). La surcharge pondérale précède l’arthrose du genou de plusieurs années. La perte de poids même modérée protège l’articulation (perdre environ 5kgs diminue le risque de gonarthrose de 50 % pendant 10 ans). Le diabète est aussi un facteur de risque émergent. Plusieurs travaux ont mis en évidence le rôle néfaste d’un excès de sucre sur le cartilage. C’est surtout l’effet cumulatif des facteurs de risque en plus de l’obésité qui favorise l’arthrose notamment du genou.

L’arthrose secondaire et ses causes

Si l’arthrose survient sur une articulation fragilisée par des lésions plus ou moins anciennes ou une maladie du cartilage, on parle d’arthrose secondaire. L’arthrose peut être secondaire à un traumatisme de l’articulation, comme une atteinte d’un ménisque ou d’un ligament croisé au genou ou une maladie inflammatoire articulaire qui aurait abimé une articulation.

  • Les infections articulaires, mais également les maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde peuvent abimer tout ou partie de l’articulation.
  • L’ostéonécrose (qui correspond à la nécrose ou mort plus ou moins étendue de l’os situé sous le cartilage) et qui, dans certaines formes peuvent évoluer vers une arthrose secondaire.
  • Des maladies rares dites de surcharge, qui se caractérisent par l’accumulation de différentes molécules dans le corps et en particulier dans l’articulation entraîne une arthrose. Par exemple :
    • L’accumulation de cuivre, comme dans la maladie de Wilson,
    • L’accumulation de fer, comme dans l’hémochromatose ;
    • L’accumulation d’acide homogentisique comme dans l’ochronose.
  • Les pathologies dites microcristallines (car à l’origine de la formation de petits cristaux au sein des articulations) comme la chondrocalcinose (CCA) peuvent aussi être fréquemment à l’origine d’une arthrose secondaire.
  • Les antécédents de traumatisme articulaire tels que les fractures et les luxations, voire même des incidents plus mineurs, peuvent augmenter le risque de survenue d’une arthrose. Ces facteurs ont été particulièrement bien étudiés au niveau du genou pour les lésions des ligaments croisés et des ménisques.

Les facteurs qui fragiliser l’articulation et favorise l’apparition de l’arthrose.

  • L’inégalité de longueur de membres inférieurs lorsqu’elle est supérieure à 2 cm (entrainant une boiterie).
  • Les hyperlaxités, les anomalies morphologiques (appelées dysplasie de hanche  ou  du genou (déformations dites en genu varus ou valgus, …) peuvent également induire un risque de développer une arthrose.

 

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Qu’est-ce que la RAC ?

La RAC (Réhabilitation Accélérée après Chirurgie) ou RRAC (Réhabilitation Rapide Après Chirurgie) ou encore RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie) est une méthode qui nous vient des pays scandinaves et qui s’est répandue dans nos hôpitaux depuis 2016.

Une méthode venue du Danemark

La RAAC a été initialement développée dans les années 1990 par l’équipe danoise de chirurgie digestive du Pr. Henrik Kehlet. La HAS (Haute Autorité de Santé) a édité un rapport d’orientation dédié aux programmes de RAC en 2016 décrivant la volonté du gouvernement à développer la RAAC.

En quoi consiste t-elle ?

Cette approche multidisciplinaire pré-, per- et postopératoires vise le rétablissement rapide des capacités physiques et psychiques du patient… et sa sortie anticipée de l’établissement. Elle nécessite une organisation spécifique du parcours de soins et met le patient au coeur de la problématique.

Sa pratique nécessite des efforts combinés des équipes médicales (médecins anesthésistes, chirurgiens, infirmiers, kinésithérapeutes, aides-soignants, etc.) et un environnement administratif et organisationnel favorables. Elle nécessite une parfaite coordination multidisciplinaire et transversales de la part de l’établissement de santé.

Elle vise plus particulièrement à :

  • Informer et former le patient sur son intervention ;
  • Anticiper l’organisation des soins et la sortie le plus tôt possible ;
  • Minimiser les conséquences du stress chirurgical ;
  • Contrôler la douleur dans toutes les situations ;
  • Favoriser et stimuler l’autonomie des patients.

Avant l’opération :

Durant la période pré-opératoire, la RAC prévoit plusieurs étapes et éléments devant permettre au patient de se présenter dans des conditions optimales à l’intervention chirurgicale :

  • La prise en compte des antécédents médicaux,
  • L’adaptation de la prise médicamenteuse,
  • La définition d’une stratégie anesthésique et analgésique adaptée,
  • La limitation du jeûne préopératoire,
  • L’optimisation de la condition du patient avec une éventuelle préparation physique (sevrage tabagique, alcoolique, apport glucidique, préparation nutritionnelle active, préparation physique, etc.)
  • L’information du patient à son intervention par un médecin ou un(e) infirmièr(e) de coordination RAAC, spécialisé(e) dans les parcours de soins RAAC, avec des consultations et documents dédiés.
  • Des checklists et rappels pour aider le patient à préparer ses affaires et ne rien oublier.

Le jour de l’opération :

Un patient bien informé et préparé appréhende avec moins de stress et d’angoisse son intervention. Selon l’intervention, la période de jeûne préopératoire ainsi que les prémédications sont réduites au maximum afin de limiter le stress et de faire descendre au bloc opératoire un patient confiant et conscient.

La durée d’anesthésie est la plus courte possible, tout en utilisant plusieurs médicaments qui prolongent l’effet anti-douleur de l’anesthésie sans l’effet de somnolence. Toujours dans le but de diminuer le saignement post opératoire et donc la fatigue liée à l’anémie (manque de fer), des infiltrations d’anesthésiques locaux à longue durée d’action sont réalisées dans la plaie opératoire afin de limiter la consommation de morphine post-opératoire. Le chirurgien utilise des procédures dites mini-invasives, définissant un geste opératoire le plus court possible et limitant la souffrance des organes et tissus du patient.

Enfin, le patient est dirigé vers la salle de réveil ou il va s’éveiller très rapidement (en cas d’anesthésie générale). Le patient pourra remonter rapidement dans sa chambre. Quitter son lit permet d’éviter des complications graves (phlébite, embolie pulmonaire, infection urinaire, perte musculaire, etc). Dans ce sens, la déambulation est favorisée. La reprise de l’alimentation et l’hydratation est rapide et le nombre de cathéters limité au strict minimum.

Le retour à domicile précoce :

Un patient bien préparé pourra appréhender sereinement son retour à domicile. Suite à l’intervention chirurgicale et selon la validation des critères de sortie par le chirurgien, le patient accompagné d’un proche, est amené à rentrer à son domicile plus rapidement que lors d’une prise en charge standard.

Le retour à domicile précoce du patient doit être réalisé de manière anticipée et sécurisée afin de suivre l’évolution de l’état de santé du patient, en anticipant et détectant les complications post-opératoires. En général, l’infirmièr(e) de coordination appelle dès le lendemain de l’intervention pour s’assurer de l’état de santé du patient à son retour à domicile. Le retour à domicile peut se faire grâce à :

  • Un suivi à domicile avec une infirmier(e) libéral(e) pour réaliser des mesures ou changer des pansements
  • un suivi à domicile avec une solution de suivi médical connecté, telle que Bodycontrol Program.
  • Un accompagnement via le PRADO, Programme d’Accompagnement du Retour à Domicile après hospitalisation, proposé par l’Assurance Maladie depuis 2010, permettant de coordonner les prestataires de soins à domicile.

Qu’est-ce que le « squeaking » ?

Le phénomène de « squeaking » (« grincement » en anglais) est rare mais parfois présent chez les patients équipés de prothèses avec couple de frottement C/C (céramique/céramique). Et quand cela arrive, c’est particulièrement gênant !

Vous avez déjà probablement entendu une porte grincer, provoquant chez vous l’envie irrépressible de mettre un peu de graisse sur les gonds afin de faire taire ce bruit. Et bien, quand une prothèse de hanche se met à grincer, c’est à peu près le même bruit. Vu de l’extérieur, il est difficile de croire que ce grincement provient de la prothèse. Et pourtant…

Bien que la plupart des hanches prothésées présentant un squeaking, soient totalement indolores et dénuées de tout symptôme, le phénomène bruyant qui en résulte peut avoir un impact psychologique négatif sur les patients, et peut conduire parfois à leur mécontentement et à une chirurgie de révision.

Le squeaking, ou grincement, est une complication des couples de frottement C/C. Sa fréquence varie de 0,7% à 20,9%, selon les publications scientifiques. D’après une étude publiée en 2007 (1), les patients les plus jeunes, les plus lourds et les plus grands étaient les plus exposés au squeaking.

Les origines du squeaking sont vraisemblablement multifactorielles (implant, patient, facteurs chirurgicaux). D’après les spécialistes, la révision de la prothèse C/C ne doit être envisagée que si la gêne est majeure et qu’elle s’accompagne d’un défaut d’orientation évident.

(1) Walter WL, O’toole GC, Walter WK et al. Squeaking in ceramic-on-ceramic hips : the importance of acetabular component orientation. J Arthroplasty. 2007, 22; 496-503