Vous être nombreux à vous demander en quoi consiste une pose de prothèse de hanche. Voici donc, étape par étape, ce qui va se passer durant votre pose de prothèse de hanche.

La planification

Un bilan opératoire est effectué quelques jours avant votre opération ou le jour de votre admission : consultation auprès d’un anesthésiste et d’un cardiologue, prise de sang, radiographie spécifique permettant de mesurer les dimensions de la prothèse nécessaire.

La préparation

La veille de votre opération, une infirmière aura rasé la zone à opérer et vous devrez laver intégralement votre corps avec un antiseptique coloré. Idem le lendemain matin. Ensuite, un brancardier vient vous chercher et c’est parti pour 1h à 1H30 de bricolage à grand coups de rapes, de marteau, etc. Mieux vaut être endormi(e). La pose de la prothèse de hanche a lieu sous anesthésie générale ou plus rarement sous rachianesthésie.

L’installation

Une fois anesthésié(e), vous êtes placé sur la table d’opération. Pour une voie d’abord latérale ou postérieure, le patient est placé sur le côté, maintenu par des appuis sur la fesse et le pubis. Pour une voie antérieure (désormais la plus courante), cela nécessite une table spéciale, dite « orthopédique » pour que le membre opéré soit placé dans une botte pour exercer une traction.

La peau du patient est ensuite préparée à plusieurs reprises par des badigeons antiseptiques avant que les aides opératoires mettent en place les champs opératoires qui isolent la zone de la cicatrice.

La hanche est une articulation profonde dont l’accès nécessite une stratégie d’abord (postérieur, latéral ou antérieur). L’abord antérieur est aujourd’hui privilégiée.

Pour une voie d’abord antérieur, une incision est pratiquée au niveau de la cuisse, puis les différentes zones musculaires, nerveuses et tendineuses sont délicatement écartées (et de moins en moins sectionnées, comme c’était le cas auparavant) afin d’atteindre la hanche.  

La coupe du col fémorale

Une fois l’articulation atteinte, on réalise la coupe du col fémorale, soit avant soit après luxation de l’articulation. Cette coupe est importante car elle détermine la position de la tige qui sera implantée ensuite.

Le fraisage du cotyle et la pose de l’implant cotyloïdien

Le reste du cartilage présent dans le cotyle est retiré à l’aide d’une fraise sphérique motorisée. Puis, l’implant cotyloïdien, pièce hémisphérique creuse implantée au niveau du cotyle, est fixé avec du ciment ou par impaction dans le bassin. L’ancrage osseux est solide et durable par colonisation des cellules osseuses du patient sur la surface rugueuse des implants.

La pose de l’implant fémoral

Des tiges en formes de râpes de taille croissante sont impactés progressivement dans la cavité du fémur jusqu’à ce qu’une tige soit adaptée parfaitement au calibre du fémur. Ensuite, l’implant fémoral est fixé avec du ciment ou par impaction. Il est surmonté d’une tête sphérique (la tête fémorale). Un insert en polyéthylène ou en céramique est mis en place dans l’implant cotylédon afin de faire office d’articulation entre les deux pièces (la tête fémorale et l’implant cotyloïdien).

L’examen per opératoire de la longueur et de la stabilité de la prothèse

Une fois la hanche remboîtée avec les implants, on vérifie que la longueur planifiée est bien respectée. Il y a la possibilité à ce moment là d’augmenter ou de réduire cette longueur avec des billes de la tête fémorale de différentes tailles. Ensuite, la stabilité de la hanche est testée en la mobilisant en situation extrême pour vérifier qu’elle ne se luxe pas (flexion rotation interne et extension rotation externe).

La fermeture

On lave votre articulation, puis on suture enfin les différents plans ouverts selon la voie d‘abord utilisée. Une fois cette opération terminée, direction la salle de réveil