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août 2021

Le CBD peut-il soulager les douleurs d’arthrose ?

Parmi les solutions susceptibles de soulager les douleurs arthrosiques, l’une d’elles fait couler beaucoup d’encre depuis quelques années : le CBD. Qu’elle est cette substance ? Est-elle illicite ? Est-elle efficace ? Nous faisons le point pour vous sur ce dérivé du cannabis.

Qu’est ce que le CBD ?

La molécule de CBD (pour cannabidiol) fait partie des nombreux cannabinoïdes présents dans le chanvre, aussi appelé cannabis. A l’inverse du THC (pour delta-9-tétrahydrocannabinol), l’actif le plus connu de la plante, le CBD n’a pas d’effet stupéfiant. Certaines variétés de la plante sont davantage chargées en CBD, d’autres en THC. Le cannabis sous forme de drogue illicite, contient autour de 15 % de THC.

Le cannabis dit « thérapeutique », autorisé dans certains pays et Etats américains, est simplement plus légèrement dosé en THC que celui « de la rue ».

Découvert en 1963, le CBD a connu un véritable essor sur le territoire à la fin des années 2010 avec la création de multiples points de vente exploitant une « faille » légale permettant de commercialiser des produits à faible taux de THC, mais une riche en CBD.

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Le CBD est-il efficace en cas d’arthrose ?

Contrairement au THC, le CBD n’a aucun effet stupéfiant. On attribue cependant au CBD des vertus thérapeutiques permettant de soulager les inflammations et les douleurs inflammatoires. Mais qu’en est-il vraiment ?

Encore trop peu d’études cliniques ont été menées à ce jour  pour pouvoir affirmer que le CBD constitue un traitement alternatif efficace et sûr à l’arthrose.

Alors que l’on reconnait au THC de véritables effets analgésiques (chez les patients atteints de sclérose en plaques notamment), les spécialistes considèrent néanmoins que le CBD possède de puissantes propriétés anti-inflammatoires. Cependant, certaines études ont montré que les vertus anti-inflammatoires du CBD sont d’autant plus efficaces qu’elles sont combinées aux effets analgésiques du THC. C’est pourquoi il est conseillé aux personnes souffrant d’arthrose de prendre une huile à base des deux cannabinoïdes CBD et THC. Seulement voila ! La commercialisation de tels produits est encore interdite en France.

Existe t-il des contre indications ?

Bien que le CBD ne présente pas de risque majeur d’intoxication pour la personne, même avec des doses élevées, il peut exister des contre-indications médicamenteuses. C’est pourquoi, si vous suivez un ou plusieurs traitements, parlez à votre médecin avant de commencer.

Il n’existe pas de posologie précise sur l’utilisation des cannabinoïdes pour l’arthrose, comme dans les autres cas, il convient de commencer avec de faibles doses et d’augmenter graduellement selon vos besoins. 

Comment peut-on se procurer du CBD ou du THC ?

Contrairement au THC, le CBD n’est pas interdit en France à condition qu’il contienne moins de 0,2% de THC. Les produits à base de CBD se trouvent sous différentes formes (huile, tisanes, produits alimentaires) dans de nombreuses boutiques spécialisées.

L’expérimentation du cannabis thérapeutique en France a reçu l’approbation de l’Agence du médicament (ANSM) le 11 juillet 2019 dans le cadre défini par un groupe d’experts.

Le cannabis thérapeutique sera tout d’abord expérimenté auprès de patients se trouvant dans une forme d’impasse médicale, souffrant par exemple de douleurs neuropathiques non soulagées par d’autres thérapies, subissant les effets secondaires d’une chimiothérapie, des effets musculaires provoqués par la sclérose en plaque ou encore pour les malades en soins palliatifs. La prescription initiale de produits à base de cannabis sera réservée aux médecins des centres anti-douleur, aux oncologues ou aux neurologues par exemple. Lorsque le traitement du patient est établi, le renouvellement de la prescription pourra être effectué par le médecin traitant du patient.

Les produits proposés contiendront du THC et du CBD à des dosages différents et prendront des formes variées, comme de l’huile pour l’inhalation à effet immédiat ou des solutions buvables pour un effet prolongé.

On peut donc nourrir l’espoir de voir arriver sur le marché des produits mixtes (CBD/THC) permettant de traiter plus efficacement l’arthrose. En attendant, vous devrez vous contenter des produit à base de CBD uniquement.

Connaissez-vous l’indice algofonctionnel de Lequesne ?

Quand on souffre d’arthrose du genou ou de la hanche, s’il est possible d’évaluer la douleur, il est plus difficile d’évaluer son niveau de handicap. C’est tout l’objet de l’indice algofonctionnel de Lequesne.

Qu’est qu’un indice algofonctionnel ?

Il s’agit d’un questionnaire remplis par le patient souffrant d’arthrose afin d’évaluer ses capacités fonctionnelles et sa gêne dans la vie quotidienne et d’en suivre l’évolution. Plusieurs indices algo-fonctionnels existent :

  • L’ indice de Lequesne pour l’arthrose de la hanche et du genou,
  • Le WOMAC (Western Ontario and Mac Master University) pour l’arthrose des membres inférieurs,
  • L’indice de Dreiser pour l’arthrose des doigts.

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Comment fonctionne l’indice de Lequesne ?

L’indice algofonctionnel de Lequesne (1987) est composé d’un questionnaire dont les items sont additionnés pour obtenir un score. Ce score qualifie le niveau d’arthrose atteint. Le résultat peut s’interpréter de la façon suivante :

  • 0 à 4 points : handicap modeste
  • 5 à 7 points : handicap moyen
  • 8 à 10 points : handicap important
  • 11 à 13 points : handicap très important
  • 14 points et plus : handicap extrême insupportable
    (l’indication chirurgicale est portée à partir de 10 points environ)

Rappelons que seuls votre rhumatologue ou votre chirurgien sont vraiment aptes à interpréter finement les résultats de votre test, notamment en matière d’indication chirurgicale qui peut dépendre d’autres facteurs.

Comment se déroule une arthroplastie de la hanche ?

Vous être nombreux à vous demander en quoi consiste une pose de prothèse de hanche. Voici donc, étape par étape, ce qui va se passer durant votre pose de prothèse de hanche.

La planification

Un bilan opératoire est effectué quelques jours avant votre opération ou le jour de votre admission : consultation auprès d’un anesthésiste et d’un cardiologue, prise de sang, radiographie spécifique permettant de mesurer les dimensions de la prothèse nécessaire.

La préparation

La veille de votre opération, une infirmière aura rasé la zone à opérer et vous devrez laver intégralement votre corps avec un antiseptique coloré. Idem le lendemain matin. Ensuite, un brancardier vient vous chercher et c’est parti pour 1h à 1H30 de bricolage à grand coups de rapes, de marteau, etc. Mieux vaut être endormi(e). La pose de la prothèse de hanche a lieu sous anesthésie générale ou plus rarement sous rachianesthésie.

L’installation

Une fois anesthésié(e), vous êtes placé sur la table d’opération. Pour une voie d’abord latérale ou postérieure, le patient est placé sur le côté, maintenu par des appuis sur la fesse et le pubis. Pour une voie antérieure (désormais la plus courante), cela nécessite une table spéciale, dite « orthopédique » pour que le membre opéré soit placé dans une botte pour exercer une traction.

La peau du patient est ensuite préparée à plusieurs reprises par des badigeons antiseptiques avant que les aides opératoires mettent en place les champs opératoires qui isolent la zone de la cicatrice.

La hanche est une articulation profonde dont l’accès nécessite une stratégie d’abord (postérieur, latéral ou antérieur). L’abord antérieur est aujourd’hui privilégiée.

Pour une voie d’abord antérieur, une incision est pratiquée au niveau de la cuisse, puis les différentes zones musculaires, nerveuses et tendineuses sont délicatement écartées (et de moins en moins sectionnées, comme c’était le cas auparavant) afin d’atteindre la hanche.  

La coupe du col fémorale

Une fois l’articulation atteinte, on réalise la coupe du col fémorale, soit avant soit après luxation de l’articulation. Cette coupe est importante car elle détermine la position de la tige qui sera implantée ensuite.

Le fraisage du cotyle et la pose de l’implant cotyloïdien

Le reste du cartilage présent dans le cotyle est retiré à l’aide d’une fraise sphérique motorisée. Puis, l’implant cotyloïdien, pièce hémisphérique creuse implantée au niveau du cotyle, est fixé avec du ciment ou par impaction dans le bassin. L’ancrage osseux est solide et durable par colonisation des cellules osseuses du patient sur la surface rugueuse des implants.

La pose de l’implant fémoral

Des tiges en formes de râpes de taille croissante sont impactés progressivement dans la cavité du fémur jusqu’à ce qu’une tige soit adaptée parfaitement au calibre du fémur. Ensuite, l’implant fémoral est fixé avec du ciment ou par impaction. Il est surmonté d’une tête sphérique (la tête fémorale). Un insert en polyéthylène ou en céramique est mis en place dans l’implant cotylédon afin de faire office d’articulation entre les deux pièces (la tête fémorale et l’implant cotyloïdien).

L’examen per opératoire de la longueur et de la stabilité de la prothèse

Une fois la hanche remboîtée avec les implants, on vérifie que la longueur planifiée est bien respectée. Il y a la possibilité à ce moment là d’augmenter ou de réduire cette longueur avec des billes de la tête fémorale de différentes tailles. Ensuite, la stabilité de la hanche est testée en la mobilisant en situation extrême pour vérifier qu’elle ne se luxe pas (flexion rotation interne et extension rotation externe).

La fermeture

On lave votre articulation, puis on suture enfin les différents plans ouverts selon la voie d‘abord utilisée. Une fois cette opération terminée, direction la salle de réveil